# Faire travailler un Canadien en Italie : permis de travail et carte bleue européenne

> Une entreprise québécoise veut installer un collaborateur canadien en Italie, ou une entreprise française recrute un profil hors UE. Les deux voies, la procédure et les délais à prévoir.


Pour un Français, un Belge ou un Luxembourgeois, travailler en Italie ne demande aucune autorisation : la libre circulation s'applique. Pour un Canadien, un Marocain, un Tunisien ou tout autre ressortissant hors UE, c'est différent : il faut une autorisation de travail avant de partir. Voici comment cela fonctionne avec un Employer of Record.

## Le principe : un employeur italien qui porte la demande

En Italie, la procédure part de l'employeur. C'est lui qui demande l'autorisation de travail, le « nulla osta », auprès du guichet unique de l'immigration (Sportello Unico). Une entreprise québécoise ou française sans entité italienne ne peut pas le faire. Avec un Employer of Record, c'est nous, employeur italien, qui portons la demande.

## Voie 1 : la carte bleue européenne

La carte bleue européenne (Carta Blu UE) vise les postes qualifiés :

- un diplôme de l'enseignement supérieur, ou une expérience professionnelle équivalente dans certains secteurs ;
- un contrat de travail au-dessus d'un seuil de salaire, d'environ 36 300 € brut par an selon une source professionnelle <span class="review">[référence officielle à confirmer]</span> ([arlettipartners.com](https://arlettipartners.com/it/carta-blu-ue-aggiornata-la-soglia-retributiva-minima/)) ;
- un poste qualifié.

Ses atouts : elle n'est pas soumise aux quotas annuels, elle facilite le regroupement familial et la mobilité ultérieure dans l'UE. Pour un ingénieur, un développeur ou un cadre commercial canadien, c'est en général la voie privilégiée.

## Voie 2 : le permis de travail ordinaire

Pour les postes qui ne remplissent pas les conditions de la carte bleue, l'entrée passe par le système des quotas annuels, le « Decreto Flussi ». La programmation 2026-2028 prévoit pour 2026 environ 43 300 entrées non saisonnières, réparties entre différentes catégories ([investireoggi.it](https://www.investireoggi.it/decreto-flussi-2026-2028-ecco-la-ripartizione-delle-quote-non-stagionali-2026/)). Les demandes se déposent pendant des fenêtres précises, et les délais dépendent de ces fenêtres.

Cette voie est plus incertaine et plus lente. Elle convient moins à un recrutement urgent.

## La procédure

1. **Vérification d'éligibilité** : diplôme, salaire, poste, au regard de la voie choisie.
2. **Autorisation de travail** : nous déposons le nulla osta auprès du Sportello Unico.
3. **Visa** : une fois le nulla osta obtenu, le salarié demande le visa de travail au consulat d'Italie compétent, par exemple à Montréal pour un résident québécois.
4. **Arrivée en Italie** : demande du titre de séjour, code fiscal, inscription au service de santé, compte bancaire.
5. **Début du contrat** : le salarié commence à travailler une fois les conditions remplies.

Les délais varient selon la voie et la période <span class="review">[review : délais types d'après nos dossiers]</span>. Prévoyez plusieurs mois entre la décision et l'arrivée.

## Le coût

Notre forfait visa est de 2 500 € par dossier, en plus du forfait EOR de 250 € par mois une fois le salarié embauché. Pour une entreprise québécoise, la facturation se fait en CAD au taux de référence de l'euro, sans spread. Le salaire du salarié reste fixé en euros.

## La famille

La carte bleue facilite le regroupement familial. Le conjoint et les enfants peuvent rejoindre le salarié selon une procédure spécifique. Prévoyez-le dans le calendrier.

## Les points d'attention pour une entreprise québécoise

- **Le décalage horaire** : 6 heures entre Montréal et l'Italie. Trois heures communes sur une journée standard.
- **La culture contractuelle** : l'Italie demande un motif pour licencier et une procédure ; le contrat sera un contrat italien, avec 13e mois et TFR.
- **La sécurité sociale** : le salarié cotise en Italie. Les ententes de sécurité sociale entre le Canada, le Québec et l'Italie peuvent jouer sur certains droits <span class="review">[review]</span>.

## En résumé

Pour un ressortissant hors UE, l'Employer of Record joue le rôle d'employeur italien qui porte la demande d'autorisation. La carte bleue européenne est la voie la plus adaptée aux profils qualifiés. Pour vérifier l'éligibilité d'un candidat, voir [visas](/visas.html) ou [contactez-nous](/contact.html).

## Questions fréquentes

**Le salarié peut-il commencer à travailler à distance depuis le Canada ?** Le contrat italien suppose un travail en Italie. Travailler depuis le Canada avant l'arrivée pose des questions de droit applicable et de cotisations : à éviter sans analyse préalable.

**Peut-on recruter un étudiant étranger déjà en Italie ?** Un titre de séjour étudiant peut, sous conditions, être converti en titre de séjour pour travail. La procédure est différente ; nous vérifions l'éligibilité au cas par cas.

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Source: https://embaucherenitalie.com/articles/recruter-canadien-italie-permis-travail.html · 2026-11-03
